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Hyper-v : performances et optimisation – l’OS parent

7 février 2010 Pas de commentaires

Hyper-VNous allons voir ici comment il est possible d’optimiser le système d’exploitation parent. Un serveur de virtualisation est fait pour… virtualiser ! Aussi, la règle fondamentale que nous retiendrons ici est : il faut tout faire pour maximiser les ressources des machines virtuelles ! Le hardware sera quasi-exclusivement au service des VM, pas de l’OS parent… Ou plus exactement, l’OS parent disposera du strict minimum pour son fonctionnement : c’est là un gage de stabilité. Comment mettre cette règle en pratique ?

1) Installer Hyper-V en mode Core ou installer Hyper-V Server.

L’une des meilleures recommandations concernant l’optimisation d’Hyper-V est de l’installer sur une base Windows 2008 Core.  Outre l’amélioration de la sécurité (surface d’attaque réduite) l’empreinte de charge sur le hardware est minimale lors  d’une installation en mode Core.

Hyper-V en mode Server Core

Hyper-V en mode Server Core

En contrepartie, une installation en mode Core est plus difficile à mettre en œuvre et à administrer (de part l’absence des interfaces graphiques et de la plupart des assistants de configuration, excepté SConfig). De plus, il est possible que les outils utilisés pour l’exploitation de votre système d’information ne soient pas encore compatibles avec une installation en mode Core (exemple : agents de sauvegardes ou de supervision).

1 bis) Hyper-V en mode complet, oui.  Mais c’est tout alors !

Une installation ultra-minimaliste peut dérouter certains administrateurs Windows, voir faire peur (que faire si mon OS est planté ?). On peut tout à fait envisager d’installer Hyper-V via une installation de Windows 2008 Server complète, mais l’idée reste la même : ne pas polluer Windows avec différents applicatifs « exotiques ».

Le serveur Hyper-V DOIT être et doit rester un serveur dédié !

On pourrait d’ailleurs transposer cette recommandation évidente à la plupart des services serveur : la messagerie, le web, les bases de données : plus c’est simple, plus c’est fiable (principe du KISS).

Ce qui veut donc dire que sur le serveur Hyper-V il ne faut installer, en plus du rôle Hyper-V, que le strict nécessaire (et encore). Ce n’est pas parce que c’est un serveur Windows qu’il faut installer toute la bibliothèque de logiciels de l’entreprise et faire tout et n’importe quoi avec !

Chez nos confrères de VMWare, ce principe est bien appliqué : VMWare ESX est certes à la base fondé sur un noyau Linux, mais qui aurait l’envie d’y installer un antivirus, de surfer sur le web, etc…  Personne !

Certains de mes confrères conseillent même d’installer l’OS Parent en mode workgroup (et donc ne pas le rendre membre du domaine Active Directory afin qu’il soit 100 % autonome). Cette configuration peut se défendre mais elle à tout de même ses limites :

  • Avantages : l’OS parent est véritablement étanche vis à vis de l’extérieur et il ne dépend donc pas d’une autre entité. C’est une bonne solution pour une configuration mono-server d’une PME par exemple.
  • Inconvénient : l’administration distante et l’interaction avec SCVMM deviennent quasi impossible. A proscrire si vous envisagez, par exemple, de mettre en place la haute disponibilité.

2) La version de l’OS

Concernant le choix de l’OS parent, la réponse est aujourd’hui très simple : si vous souhaitez le maximum de performances il faut choisir Windows 2008 Server R2 pour deux raisons :

  1. C’est la seule version qui supporte Hyper-V R2.
  2. Windows Server 2008 R2 est 37 % fois plus rapide que Windows 2008 SP2 (le bench complet).

3) Paramétrer les applications tiers (Antivirus,…)

Comme indiqué précédemment, les applications tiers sont à bannir d’un serveur Hyper-V. Si néanmoins des applications supplémentaires doivent être installées, elles doivent impérativement ignorer les composants Hyper-V.

Exemple : dans beaucoup d’entreprises, un antivirus est la plupart du temps installé sur toutes les machines Windows. Si vous devez installer un antivirus sur le serveur Hyper-V, alors :

  • Mettez en place des exclusions sur les exécutables VMSWP.exe, VMWP.exe et VMMS.exe.
  • Pensez à exclure les partitions / volumes qui contiennent les fichiers de configuration et les disques des VM.

>> Suite du dossier : Performances et optimisations des machines virtuelles (VM)

Plan du dossier Hyper-v : performances et optimisation :

  1. Introduction
  2. Performances et optimisations du hardware
  3. Performances et optimisations de l’hyperviseur Hyper-V
  4. Performances et optimisations de l’OS parent
  5. Performances et optimisations des machines virtuelles (VM)
  6. Exemples

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